Ambert 2016 [4/5] : les constructeurs historiques au Concours de Machines

Certains d’entre eux sont des cadreurs isolés, d’autres ont parfois réuni une véritable petite équipe, certains se consacrent exclusivement à la fabrication de vélos sur-mesure, d’autres en font un complément de leur activité dans le domaine du cycle. Tous ont cependant en commun de perpétuer la fabrication de cadres depuis plusieurs décennies et d’avoir acquis un savoir-faire dont on a pu voir de beaux exemples lors de ce Concours de Machines. Preuve que l’un n’empêche pas l’autre, c’est même à eux que l’on doit quelques unes des plus belles innovations présentées à Ambert cette année.

Autre élément encourageant dans un secteur fragile où, depuis les années 80, beaucoup de grands noms ont disparu, quatre des six cadreurs « historiques » dont on va parler ici ont soit déjà été repris par un successeur, soit sont en phase de transmission. La bonne nouvelle c’est que les machines exposées montraient que la transmission ne concernait pas seulement le nom mais aussi et surtout le savoir-faire qui lui est associé.

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Ambert 2016 [3/5] : la nouvelle vague des cadreurs français

Depuis une dizaine d’années, il semble qu’un vent nouveau souffle sur le monde des cadreurs en France. Une petite dizaine d’entre eux sont apparus et sont parvenus à s’installer durablement, chacun affichant un style et une sensibilité propre. C’est une véritable nouvelle école, qui ne cherche pas à reproduire ce que les cadreurs traditionnels savent très bien faire mais qui soit offre des relectures rafraîchissantes des catégories traditionnelles, soit apporte ses propres réponses aux usages plus ludiques ou plus actuels du vélo.

En tout cas, avec les années, tous ont acquis une belle maîtrise de leur sujet. Et à Ambert, ça s’est vu.

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Ambert 2016 [2/5] : la section amateurs et premières armes

Le directeur de 200 l’a souvent répété : quand le Concours de Machines a été lancé, les organisateurs espéraient une petite dizaine de participants, en raison notamment du délai assez court accordé aux constructeurs (le concours a été annoncé publiquement début février, certains cadreurs en ont eu connaissance un peu plus tard). Ils seront finalement une vingtaine à répondre à l’appel. Cette bonne surprise, on la doit sans doute à eux, les « rookies », les amateurs et les tout nouveaux venus dans la fabrication du cadre de vélo.

L’autre surprise, c’est le niveau d’emblée atteint par les machines des nouveaux venus. La machine de Milc – Goblin bikes, développée par une petite équipe et qui relève pratiquement du prototype industriel, arrivera à la deuxième place du classement général, quant à la machine de Sébastien Klein, 1er prix des amateurs, la qualité de sa finition ne déparait pas les productions des cadreurs chevronnés. C’est donc par eux que je commencerai ma petite revue de détail du Concours de Machines 2016.

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Ambert 2016 [1/5] : renaissance du Concours de Machines

Du 1er au 3 juillet 2016, s’est déroulée, à Ambert, en Auvergne, la première ré-édition du Concours de Machines. Après des décennies d’interruption, une tradition française vieille de plus d’un siècle a ainsi revu le jour grâce au magazine 200 et aux cycles Victoire.

Si le premier Concours de Machines a eu lieu en 1934 (en Auvergne déjà), il prolonge en fait une habitude bien installée de confrontations en conditions réelles des savoirs-faire et des innovations techniques. Dès les toutes premières années du XXe s., en effet, le Touring Club de France organise des concours thématiques (sur le freinage, la bicyclette de tourisme…).

Dans un premier temps, ces épreuves s’apparentent à de nécessaires ordalies qui viennent trancher les vigoureux débats que suscite l’arrivée de différents perfectionnements techniques (polymultiplication, géométries, matériaux…). Mais cette tradition, poursuivie notamment par les courses de côtes et les grands prix du Duralumin, aura surtout pour effet d’apporter des améliorations tout au long de la première moitié du XXe s. et d’aboutir à la randonneuse française de la fin des années 40, une machine à la fois performante, fiable et légère.

Singer prix duralumin 1946

La Singer qui remporte le grand prix du Duralumin en 1946 pèse moins de 7 kg avec éclairage, garde-boue, porte paquet et sonnette.

Or cette randonneuse de tradition française qui suscite toujours l’admiration jusqu’au Japon et aux États-Unis, reste assez mal connue dans son propre pays. L’oubli des Concours de Machines, qui avaient tant fait pour son développement et qui ont connu une éclipse de 65 années, était à ce titre on ne peut plus significatif.

On est donc d’autant plus reconnaissants au magazine 200 et aux cycles Victoire, sans doutes inspirés par les articles et les livres passionnants que Jan Heine consacre depuis une quinzaine d’années aux randonneuses d’artisans, d’avoir eu l’initiative de relancer ce concours.

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L’Authentic 1868 : le gravel s’invite à l’Anjou Vélo Vintage 2016

L’Anjou vélo vintage est le plus important rassemblement en France de vélos anciens. L’espace d’un week-end, Saumur, jolie petite ville du bord de Loire, accueille anciens vélos, vieilles voitures, guinguette et tenues rétro. Loin d’être un rassemblement de spécialistes – même si les belles pièces, on va le voir, sont présentes – l’idée de l’Anjou vélo vintage est en effet de célébrer les modes et les styles qui ont accompagné le 1er siècle de la bicyclette, soit jusqu’au milieu des années 1980. C’est ainsi que le village d’exposants accorde une place à peu près égale aux pièces de vélo, aux mobiliers et appareils du XXe siècle et aux friperies où les années 50 et les robes à pois ont la part belle.

À l'Anjou vélo vintage, les vieux vélos n'ont pas dit leur dernier mot.

À l’Anjou vélo vintage, les vieux vélos n’ont pas dit leur dernier mot.

Mais c’est bien pour rouler que nous nous y sommes rendus, en participant notamment, le samedi, à la « route des gravels », une boucle traversant les paysages variés du Saumurois.

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La route des gravels, entre plaines de la rive droite de la Loire et coteaux de la rive gauche.

Sur les 128 km de l’itinéraire, pas loin d’un quart emprunte des chemins. Avec un dénivelé positif de presque 1 000 m, mais réparti essentiellement sur la portion centrale, le trajet ménage un départ et une arrivée en douceur.

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Le 1er Brompton Urban Challenge parisien !

Ce dimanche avait lieu le 1er BUC parisien. On y était. Récit.

8h00
Départ de Saint-Ouen, aux portes de Paris. Le temps est bien menaçant. Je choisis la prudence et je prends le métro. C’est aussi ça le confort du Brompton.

8h45
Arrivée au Green Goose, rue des Boulets où nous attend un bon petit déjeuner et où une douzaine de participants sont déjà opérationnels.

BUC Green Goose

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